LE TIPI.

July 17, 2017

 

Le Tipi ou Tepee, qui signifie en langue sioux "lieu pour habiter", est certainement la plus connue de toutes les tentes. Il appartient à la famille des tentes coniques que l'on rencontre chez tous les nomades des régions subarctiques. Cependant les Indiens des plaines, dont c'est la demeure, ont amené le tipi à un degré de raffinement qui en fait la plus ingénieuse et la plus confortable des tentes coniques.

 

Tous ceux qui ont vécu dans un tipi s'accordent pour reconnaître ses qualités : facile à monter, bien ventilé, c'est une demeure fraîche en été, chaude en hiver. L'intérieur baigne dans une douce lumière qui tombe du trou de fumée et que diffusent les parois translucides. il procure l'impression unique d'être à la fois un abri robuste et en contact avec le monde extérieur - le bruit du vent, ou de la pluie, l'éclat du soleil.

 

Autrefois, le revêtement était formé de peaux de bisons tannées, grattées pour les amincir, puis finement cousues ensemble. Le revêtement d'un tipi de 4 m de diamètre nécessitait huit à dix peaux et pesait entre 55 et 60 kg. Mais certains grands tipis utilisaient jusqu'à 40 ou 50 peaux. Lorsqu'un nouveau revêtement était mis en place, les Indiens fermaient complètement la tente, obstruant toutes les "fissures", et allumaient un feu au milieu : le fumage des peaux leur conférait une meilleures imperméabilité et leur permettait de garder leur souplesse, même humides.

 

Après une année ou deux, il était nécessaire de changer le revêtement, les peaux étaient devenues si fines et si transparentes que, la nuit, le tipi éclairé de l'intérieur, ressemblait à une lanterne japonaise. En outre, le bas était abîmé, usé par le contact avec le sol, et dévoré par les chiens.

 

Avec la disparition des bisons, la toile de coton imperméabilisée a remplacé les peaux. La coupe du revêtement est restée la même, cependant la légèreté et la facilité de mise en œuvre de ce nouveau matériau ont permis de construire des tipis plus spacieux.

 

Les gens ne restent pas indifférents quand ils voient un tipi, quand ils y pénètrent pour la première fois; beaucoup en sont charmés. Ceux qui connaissent un peu l'histoire des indiens éprouvent des émotions plus fortes, graves parfois, respectueuses toujours. A cause de son histoire, le tipi attire les passants, les questions, les commentaires, les envies. Sa forme captive tous les regards. La forme ronde du tepee symbolise l'harmonie, on la retrouve dans la coutume qu'ont les amérindiens de monter leurs tepees en cercle dans leurs villages, avec toutes les entrées tournées vers l'Est, face au soleil levant.

 

Il suffisait de 10 à 12 peaux de bisons pour dresser un tipi de taille moyenne. Certains tipis étaient constitués de cinquante peaux et abritaient les conseils et réunions tribales. Et une fois l'an, l'on reconstituait entièrement ces abris car les peaux de bisons s'amincissaient avec le temps. Les femmes étaient traditionnellement propriétaires des tipis. L'intérieur d'un tipi peut aussi être peint avec des bandes décoratives, des fresques évoquant des conquêtes passées ou d'autres événements personnels importants. Les décorations variaient selon les histoires que les femmes voulaient raconter à leurs enfants.

 

Olivier Peureau

 

Share on Facebook
Share on Twitter
Please reload

Posts à l'affiche

Sept Îles à vendre

January 30, 2018

1/10
Please reload

Posts Récents

January 30, 2018

November 13, 2017

November 8, 2017