La SCI un outil de gestion de patrimoine immobilier


La société civile immobilière, plus communément appelée SCI, est une forme sociale créée par la loi du 4 janvier 1978. Au-delà de sa consistance juridique, la SCI est un phénomène social de gestion patrimoniale très prisé des Français qui ne sont ni des professionnels de l’immobilier ni des experts juridiques.

Voici les grandes questions à se poser avant de créer une SCI.

Qu’est-ce qu’une SCI ?

Une société

La SCI est une personne morale, c’est à dire une entité disposant de la personnalité juridique qui effectue des actes et réalise des opérations en son nom, par l’intermédiaire de son représentant légal.

Une société à objet immobilier

Comme son nom l’indique, la SCI a vocation à exercer une activité portant sur des immeubles, qui sont définis juridiquement comme des constructions ou bâtiments s’élevant du sol et qui ne peuvent pas être déplacés. Il existe plusieurs types de SCI, la plus connue et la plus utilisée étant la SCI de location et de gestion patrimoniale.

Une société de nature civile

Conformément à l’article 1845 du Code civil, la SCI a une nature civile, impliquant qu’elle n’a pas le droit d’exercer des activités commerciales ni de faire d’actes de commerce. Les membres des sociétés civiles répondent personnellement et indéfiniment des éventuelles dettes sociales : le statut d’associé de la SCI comporte donc certains risques puisqu’en cas de difficultés, ils paieront les dettes avec leur patrimoine personnel.

A noter que la location et la gestion de biens immobiliers n’est pas considérée par la loi comme ayant une nature commerciale par nature, à condition que la location porte sur des biens nus. A défaut, en cas de location en meublé, la société est requalifiée en société commerciale.

Quels sont les intérêts de la SCI pour mon patrimoine immobilier ?

La SCI un instrument de transmission et d’organisation d’un patrimoine commun

La SCI permet de placer un bien immobilier détenu par plusieurs personnes (parents et enfants, frères et sœurs, amis, couples) ou qui a vocation à être détenu en commun (par les héritiers, au décès de leur ascendant qui en est le propriétaire) dans une entité unique.

Tout d’abord, l’apport d’un bien immobilier à une SCI en assure la conservation. Ce système a pour avantage d’éviter les conflits liés à l’indivision, qui est une situation par principe temporaire soldée par un partage. Or, les co-héritiers d’un immeuble ne sont pas toujours d’accord sur le sort à réserver au bien… La SCI a l’avantage de couper court à ces conflits potentiels disposant de l’immeuble pour une longue durée (la SCI dure maximum 99 ans).

Ensuite, l’apport d’un bien immobilier à une SCI facilite son exploitation, notamment sa mise en location, qu’il s’agisse du bien dans son entier (maison privative), ou des différents appartements qui composent un immeuble collectif. En lieu et place d’une gestion locative des co-propriétaires du bien, également source de tensions et de conflits, le droit des sociétés est un refuge intéressant puisque lors de la création de la SCI, les associés nommeront un gérant qui se chargera de toutes ces questions.

Les avantages de la SCI en termes de fiscalité

Enfin et surtout, la SCI présente des atouts fiscaux :

- En matière de droit de succession. Lors du décès d’un associé de la SCI, ses héritiers seront assujettis à un impôt sur les successions réduit : la taxation porte sur la transmission des parts sociales, frappée à hauteur de 5%, et non pas sur la transmission d’un immeuble, la pierre étant taxée jusqu’à 60%.

- En matière de donation. Il s’agit ici d’intégrer ses enfants à la SCI en leur donnant la qualité d’associé. Ensuite, les parents donnent non pas l’immeuble mais la nue-propriété des parts sociales de la SCI et s’en réservent l’usufruit. Il est possible de donner des biens d’une valeur maximum de 100 000 euros par tranche de 15 ans. Alors que ce mon